0

Noir

 

silence

pour

Michèle

Firk

[en vert] [Critique de Positif, morte au Guatemala lors de la guérilla]

0’05

Noir

 

Id.

         et

Nicole

Ladmiral

[jaune] [Actrice du Journal d’un curé de campagne. Elle s’est suicidée]

0’10

Noir

   

gaumont

périphéria

présentent

0’15

Photographie de trois visages de jeunes femmes : celle (avec un effet de gravure) d’une femme qui pleure en écrasant le poing sur son œil, lent fondu enchaîné photographie qui semble ancienne d’un autre visage de femme puis celle d’un troisièmevisage, une jeune fille aux yeux clairs / noir / visage aux yeux clairs id. plan rapproché / noir

 

[Palabras para Julia (Paco Ibañez), poème de José Augustín Goytisolo, dédié à sa fille dans la version de Paco Ibañez :]

Tú no puedes volver atrás

porque la vida ya te empuja

como un aullido interminable.

Te sentirás acorralada

te sentirás perdida o sola

tal vez querrás no haber nacido.

seul

le

cinéma

[sur noir 2, caractères superposés]

0’48

Mains, bureau, page blanche, stylo

 

Pero tú siempre acuérdate

de lo que un día yo escribí

Id.

0’53

ouverture iris : photographie de Simone de Beauvoir en train d’écrire (G. Freund, 1952)

 

pensando en ti

como ahora pienso.`

Id.

1’06

Lent fondu enchaîné, femme assise à une table de café, le visage posé sur une main, l’air triste, Tonischka/Tony-la-Potence (Karel Anton, 1930)

 

La vida es bella, tú verás

como a pesar de los pesares

tendrás amigos, tendrás amor,

tendrás amigos.

Id.

1’18

Noir

   

fatale

beauté

1’19

[Début d’une série de femmes portées par un homme.]

Fondu enchaîné : une femme (morte ?) portée par un homme (A travers les rapides/Johan, Stiller, 1920)

 

Un hombre sólo una mujer

Id.

1’21

Dans l’autre sens une femme portée par un homme, Dr Mabuse, le joueur (Lang, 1922).

 

así tomados

 

1’24

Un homme décadré en plongée de dos (qu’on apercevait à droite dès 1’19) avec quelque chose d’étrange, comme un œil, au centre de l’image et une femme la tête en arrière, L’Inhumaine (L’Herbier, 1924)  et en surimpression  le plan précédent de Mabuse id.

 

de uno en uno

son como polvo no son nada

fatale

beauté

1’29

Succession des trois plans à partir du plan d’A travers les rapides

 

non son nada.

Entonces

 

1’35

Id. plan L’Inhumaine fermeture iris au noir / noir

 

siempre acuérdate

de lo que un día yo escribí

pensando en tí

como ahora pienso.

+ machine à écrire (sur noir)

seul

le

cinéma

[superposés]

1’53

JLG en blanc visière de tennis et cigare en bouche regardant en face de lui un peu au-dessus de lui, l’air très inspiré…

 

Machine à écrire seule

[suite Ibáñez ]

no puedo más y aquí me quedo

Machine à écrire seule

[suite Ibáñez :]

Entonces siempre acuérdate

de lo que un día yo escribí

suite + machine à écrire

Id. /

fatale

beauté /

       la

monnaie

        de

l’absolu /

la

réponse

des

ténèbres /

montage

mon

      beau

souci [superposés]

2’26

Id.

Les Grandes espérances

[Dickens, 1860-61, Davis Lean, 1946]

pensando en tí

une

vague

                    nouvelle [superposés]

2’31

Id. puis écrit à la machine

L’Homme sans qualités

[Musil, 1930-1952]

como ahora pienso

silence – puis applaudissements puis machine à écrire

Id. /

le

contrôle [superposés]

de

l’univers [superposés]

2’46

Id. , regarde toujours en l’air et esquisse un sourire/

Les Mariés de la tour Eiffel

[Cocteau, 1924]

Id.

Les

signes

parmi

nous

2’54

noir / Ava Gardner jouant du piano, Pandora and the Flying Dutchman, (Lewin, 1950)/ noir /JLG id. en un éclair ouvrant la bouche/ noir

 

Machine à écrire + piano et chant  de Pandora entendus dès noir 1

do  ré

mi fa

      tale

[sur noir 1] /

id. [en rouge sur plan] /

fatale

fatale

   beauté

 [sur noir 2]

3’09

Alternance/clignotement rapide entre JLG (toujours ouvrant largement la bouche) id., un plan très bref au beau cadrage : une belle femme souriante au centre, un bébé endormi dans l’angle bas/gauche et un homme dans l’angle bas/droit et Mitchum et Joan Fontaine  se regardant en contre-jour, Le Médaillon (The Locket, Brahm, 1946)

 

Id. piano/chant

 

3’19

Noir

 

Id.

     toujours

l’instant [superposés]

fatal

[vert]

3’24

Rideaux au vent, un seul plan puis le couloir entier avec la belle au bout du couloir, plus rapproché, la belle regardant à sa droite, puis à sa gauche, La Belle et la bête (Cocteau, 1946)

il y avait un court métrage

le commentaire était récité par Jean Cocteau

ça racontait comment se fabrique un film

la voix disait

le rouge est mis

je suis entré en fraude

[un film de Igor Barrère et Hubert Knapp, 1953]

   

3’39

Noir / La belle,  deux plans rapides / noir / photographie de Cocteau jeune portant un chapeau en gros plan visant le spectateur avec une arme

 

Silence puis Symphonie en trois mouvements, premier mouvement (Stravinsky, 1945 ; cf. 1b, 30’26 )

toujours

l’instant [superposés]

fatal /

viendra

pour

                            nous [superposés]

distraire

[Queneau, L’Instant fatal, 1946] [vert sur noir et noir 2 et sur plan]

3’55

Image divisée en deux : à droite JLG dans sa stupéfaction et à gauche 1) Jennifer Jones à terre dans Duel au soleil (Vidor, 1948)

 

Id.

 

3’58

2) jeune femme qui court, The Fury/Furie (De Palma, 1978)

 

Id.

 

3’59

3) Anna Magnani qui court, séquence de l’assassinat, Rome, ville ouverte (Rossellini, 1945)

 

Id.

 

4’01

5) Jennifer Jones id.

 

Id.

 

4’06

6) arme à feu en gros plan puis un homme au volant se faisant tirer dessus (The Fury ? )

 

Id.

 

4’08

7) Shirley MacLaine avant d’être tuée dans Comme un torrent, (Minnelli, 1958)

 

Id.

 

4’10

8) La femme qui court de The Fury id.

 

Id.

 

4’12

9) Anna Magnani en plan plus large

10) regard de MacLaine (elle semble regarder la course de Magnani)

11) Magnani proche de la chute

12) Une autre femme de The Fury

13) Chute de Magnani

14) L’autre femme de The Fury

15) Un homme tire

16) MacLaine assassinée

17) un homme tué et propulsé en arrière

18) l’homme tombant sur le capot et la vitre d’une voiture au ralenti (Fury ?)

 

Trivium  pour orgue (Arvo Pärt, 1976)

Coup de feu

 

4’24

19) Résistant mort après la torture dans Rome, ville ouverte

20) plan sur sa fiancée avec les officiers allemands, rire puis cri

et JLG disparaît sur le plan de la fiancée tombant à terre)

 

Pärt id.

 

4’35

Sinatra avec MacLaine morte dans ses bras, il regarde sa main couverte du sang de sa toute jeune épouse (grand cinémascope flouté) / noir

 

Id.

fatale

[au dessus de la bande de cinémascope en bas]

4’44

Gretchen marchant dans la neige et le vent, s’écroulant à terre, puis plan plus rapproché (ressemble à une madone) Faust (Murnau, 1926)

mais quand je suis né

Id.

fatale

4’58

Noir

est-ce que je suis aussi passé en fraude

Id.

seule

la

main

5’01

L’homme inscrivant M sur la paume de sa main, M le maudit (Lang, 1931) / noir

dans le sang de ma mère

je voulais être ingénieur

je ne sais même pas

si j’ai réussi

Id.

qui

efface

5’05

Homme tournant la manivelle de sa caméra et femme en blanc terrifiée (plan long), King Kong (Cooper et Schœdsack, 1933)

à être ingénieux

toutes ces histoires

qui sont maintenant à moi

comment les dire

les montrer peut-être

Id.

qui

efface /

peut

écrire

[Maître Eckart, xiii/xiv; cf. 1a, 42’28]

5’15

Noir

 

Id.

l’instant

fatal

5’16

Homme sautant comme électrifié et main au premier plan, The Fury id. (le raccord donne l’impression que la femme de King Kong a peur de lui, il se substitue donc au gorille)

 

Id.

histoire

     (s)

du

cinéma

5’18

Flammes dans le  Faust de Murnau (apparition de Méphistophélès)

 

Id.

Id.

5’22

Femmes à dos d’hommes dans L’Ange des maudits (Rancho Notorious, Lang, 1952)

l’invention du scénario  -

 

fatale

beauté

5’28

Noir / femme souriante avec étui à cigarette et homme à son bureau,  Boulevard du crépuscule (Wilder, 1950)

c’est un petit comptable de la mafia

il fallait mettre de l’ordre dans le désordre

des trouvailles

 

fatale

[sur noir]

5’32

Alternance rapide  (sur le rythme de la machine à écrire) pin-up et un homme moustachu (tenu par une jeune femme) tordant le coup à un autre, Barney Oldfield’s Race for a Life (Mac Sennett, 1913)

de Mack Sennett

Machine à écrire

 

5’39

 

Noir.

Id.

histoire

du

cinéma

[en blanc] [superposés à : ]

le

cinéma ]/

Histoire (s) [superposés]

du

cinémoi [superposés à :]

à qui il

appartenait, lui

[jaune]

5’42

JLG en plan plus large (torse nu, à table, cigare, machine à écrire, visière de tennis)

La Montagne magique

[Thomas Mann, 1924]

   

5’50

Fondu enchaîné : montagne au bord d’un lac (plan long)

     

6’01 :

Lent fondu enchaîné Monica Vitti sur une falaise devant la mer, L’Avventura (Antonioni, 1960)

La Dame aux camélias [répété]

[Alexandre Dumas, 1852]

Et Friedrich Murnau

et Karl Freund

   

6’11

JLG id. il écrit puis regarde ses mains à la fin en les retournant

ils ont inventé les éclairages de Nuremberg

alors qu’Hitler n’avait pas encore de quoi

se payer une bière dans les cafés de Munich

Les Mains sales

[Sartre, 1948]

Te Deum (Arvo Pärt, 1984-86)

 

6’38

Deux mains retournées (même mouvement que JLG), un homme à genoux les mains sur le dos nu d’une femme dans Un Chien andalou, puis un visage inquiétant regardant ses mains, Les Mains d’Orlac (Wiene, 1924)

En avoir ou pas

[To have or have not, le film de Hawks, 1945, le roman d’Hemingway, 1937 ; le film de Hawks, 1945,]

Id.

 

6’45

Noir.

 

Machine à écrire

penser

avec

les

mains

[de Rougemont, 1936] [jaune]

6’47

JLG id.

et le plan américain

Id.

 

6’50

Photographie d’un « Roy Rodgers » en plan taille et chapeau de cow boy / JLG id.

le cadrage à hauteur de ceinture

c’était pour le revolver

   

6’54

Plan d’un cow boy à cheval cadré de la taille aux genoux avec ceinturon et main sur son arme, forme assez phallique du porte-lasso au-dessus de la selle

donc le sexe

   

6’56

Photographie d’ un homme à chapeau en plan taille avec une arme, Scarface, (Hawks, 1932)/JLG id.

mais celui de l’homme

car les femmes étaient toujours cadrées

   

6’58

Portrait de Suzanne Fourment (« Le chapeau de paille », Rubens, 1622-25) / JLG id. / Michey Mouse en cow boy / JLG id.

à hauteur de poitrine

et au fond de chaque histoire d’amour

se morfond toujours

   

7’01

Bessie Love dénudant un sein, Human Wreckage (John Griffith Ray, 1923)

une histoire de nourrice

Id. Pärt 

Bessie Love

[bas centre jaune]

7’05

JLG id.

La cigale et la fourmi [La Fontaine, 1668]

Id.

 

7’11

Gros plan de Louise Brooks, Loulou (La Boîte de Pandore, Pabst, 1929)

 

Id.

 

7’23

Très lent fondu enchaîné : un visage de dos à contre-jour avec une main ouverte sur détail d’un visage vu comme sur un écran, Persona (Bergman, 1967) et très lent fondu enchaîné JLG id.

 

Id.

 

7’33

Noir / bobine banc de montage

 

Id. + moteur banc de montage

His

toi [decalé vers le haut]

re(s)

(s) [decalé vers le bas]

du

cinéma [superposés]

7’46

Id.

   

Le

temps

perdu

[apparaît deux fois]

8’04

Id.

et c’est un cinéaste  pas un historien

Marcel Pagnol

 

Le

temps

trouvé

8’09

Fernandel tenant un bouquet de fleurs en alternance/iris avec écran/titre du film (« un film écrit et réalisé par Marcel Pagnol ») et champ-contrechamp Angèle/Demazis recevant le bouquet, Angèle (Pagnol, 1934)

qui a découvert le secret du masque de fer

et en même temps

   

8’13

Photographie de Pagnol très jeune

l’origine du gros plan

   

8’14

Duel à l’épée de deux hommes en armure, L’Âge de fer (Rossellini, 1964)

le visage du roi sur

   

8’17

Id. et iris au centre détail Portrait de Philippe IV, (Velázquez, 1645 ; des anges sont visibles autour de lui)

la pièce de monnaie

[J. Delpy en même temps que JLG  :]

«oui, la nuit est venue

   

8’23

Noir.

[JLG :] et la caméra stylo

[J. Delpy :] un autre monde se lève

 

  chapitre

2 B

8’24

Photographie de Pagnol âgé en train d’écrire

[femme :] dur cynique

[JLG : ] c’est Sartre qui a refilé l’idée

au jeune Alexandre Astruc

   

8’26

Très lent fondu enchaîné photographie de Sartre marchant de trois-quart dos — plan hommes plan taille en short avec armes et des corps à terre

[J. Delpy :] analphabète amnésique

tournant sans raison étalé mis à plat

comme si on avait supprimé la perspective [JLG : ] pour que la caméra tombe

sous la guillotine  du sens

À la fin début bsf en vf des Amants du Capricorne (une femme en colère) + début musique, Pärt id. ?

 

8’35

Noir / homme ensanglanté mettant la main sur son front puis champ-contrechamp Ingrid Bergman l’air désolé, Les Amants du Capricorne (Hitchcock, 1949) / noir

[JLG : ] et ne s’en relève pas

[J. Delpy :] le point de fuite

et le plus étrange

c’est que les morts vivants de ce monde

se construisent sur le monde d’avant

leurs réflexions

bsf id. : « … je parvins à saisir le pistolet de femme »

fatal

 [bas gauche sur plan homme] /

l’ins

         tant

fatal

8’53

Ingrid Bergman la main au visage qui dit l’émotion, puis elle se retourne id.

leurs sensations sont d’avant »

Motif introductif du premier mouvement (Allegro) du Quatuor à cordes n°5 de Béla Bartók (1934). Cf. 1b, 5’06 et 27’22

Fatale

beauté / histoire

(s) [dec]

du

cinéma

9’02

En surimpression avec bobine banc de montage, la femme de King Kong terrorisée en alternance avec le corps nu au milieu des arbres de Hedy Kiesler (Lamarr) dans Extase (Machaty, 1933, l’année même de King Kong ; plan long) puis bobine seule     

 

Bartók id. + Moteur banc de montage

 histoire

             (s)

 du

 cinéma [vert]

9’22

Noir / JLG id. prend un cadre en fer, y passe le visage (comme à travers un écran de télévision : « dans le téléviseur »). Repose le cadre..

[JLG : ]

et c’est ce qui fait

que je parle avec des mots là

parce que je suis à la télévision

qu’est-ce que je dis dans le téléviseur

et que la chose n’existe

que par le nom que je lui donne

pauvre chose

et que je suis [il appelle :] Albertine

[Albertine disparue, Proust, 1911-1925]

Banc de montage id.

           pas

un

art

[sur noir et JLG] /

ni

une

    technique

[sur JLG] /

un

mystère [sur JLG]

9’55

Enfant à chapeau rouge et mains à la bouche comme pour appeler au loin, Une baignade à Asnières (détail, Seurat, 1883-84)

Albertine

Premier mouvement (Fantaisie) de la Sonate en fa majeur pour alto et piano op. 11, n° 4 (1919) de Hindemith ; cf. aussi 1b,  43’24 et 47’06

un

mystère

10’01

Fondu enchaîné : La baigneuse blonde (visage, Renoir, 1882) lent fondu enchaîné JLG id.

disparue

longtemps je me suis couché de bonne heure

longtemps je me suis couché de bonne heure

 je dis ça

et tout à coup c’est Albertine qui disparaît

et c’est le temps qui est retrouvé

Id. + machine à écrire

 

10’31

Lent fondu enchaîné tableau : les deux enfants sur une plage La Plage de Saint-Aubin, 1867 / noir

et c’est parce que c’est le romancier qui parle

mais si c’était l’homme de cinéma

s’il fallait dire sans rien dire

Les Enfants du capitaine Grant

[J. Verne, 1868]

Parti de Liverpool [E. Peisson,  1932]

par exemple

je me suis réveillé de malheur

il faut le cinéma

et pour les mots qui restent dans la gorge

et pour désensevelir la vérité

Machine à écrire + bsf (quoi ?) – à la fin musique un peu jazz des années soixante

 

10’41

Noir.

 

Machine à écrire + musique id.

le

trou

[Becker, 1960] /

[s’ajoute : ]

le temps

vé]

[pour donner :]

le

temps

re

trouvé

10’48

Le très beau  raccord de John Wayne prenant N. Wood dans ses bras – avec des arrêts et des accélérés – , La Prisonnière du désert (Ford, 1956)

     

10’36

Le madison à trois dans Bande à part , Karina, Frey, Brasseur (JLG, 1964)

je disais

ni un art ni une technique

un mystère

un mystère

Hindemith reprend sur les trois danseurs de dos

seul [noir]

le [superposés]

cinéma [balnc]

10’59

Noir.

 

id.

tout

seul

11’06

Avec un flouté rouge au-dessus, I. Bergman penchée vers la terre et les fumées que lui montre son guide, Voyage en Italie (Rossellini, 1953)

 

Id.

mys

            tère

11’18

Très lent fondu enchaîné statue de femme couchée, La Porte de l’enfer (Rodin, 1880-1917)

 

Id.

 

11’30

Portrait de Marcel Proust sur son lit de mort par  Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray, 20 novembre 1922)

 

Id.

Marcel

11’35

Iris de lumière qui sort de la photographie précédente, un visage sans trait (Max Ernst)

 [Une voix de femme dit ces mots de Bresson tirés des Notes sur le cinématographe, 1975 :]

« sois sûr d’avoir épuisé

sois sûr d’avoir épuisé

Id.

Marcel /

Albertine

11’53

Noir / photographie de Pagnol en surimpression avec le tableau précédent flou / noir

tout ce qui communique

par l’immobilité et le silence »

[id. :] « Leonard recommande

de bien penser à la fin

de penser avant tout à la fin

la fin c’est l’écran

qui n’est qu’une surface »

[simultanément voix d’Eddy Constantine dans Allemagne neuf zéro :]

« ah, ma patrie

est-ce donc vrai

c’est ainsi que je t’ai imaginée

depuis longtemps

pays heureux, magique

la musique cesse

Marcel

12’15

en surimpression avec couleurs de peinture une diagonale jaune, id. 1B, photographie en noir et blanc de Nicolas de Staël puis peinture et photographie alternance, clignotement

éblouissant

ô terre aimée

où donc es-tu »

[voix de femme :]

« si une image

regardée à part

exprime nettement quelque chose

si elle comporte une interprétation

elle ne se transformera pas

au contact d’autres images

les autres images n’auront aucun pouvoir sur elle

et elle n’aura aucun pouvoir sur les autres images

ni action ni réaction

elle est définitive et inutilisable

dans le système du cinématographe

[voix d’Eddy Constantine :]

« Morgenrot,

Silence puis à 12’19 Septième symphonie en la majeur, opus 92, deuxième mouvement (Allegretto), Beethoven 1813/

Albertine [un temps] /

Nicolas [sur photographie de de Staël]

12’00

Noir / Homme marchant au bord de l’eau (ou sur un étang gelé) avec une valise puis lève les bras : séquence dans laquelle Eddie Contantine dit le poème de Wilhem Hauff et lève les deux bras, Allemagne année 90 neuf zéro (JLG, 1991)

                                  Morgenrot

Leuchtest mir zum frühen Tod

Bald wird die Trompete blasen

Dann muß ich meine Leben lassen »

[W. Hauff, 1824]

 [JLG :] les films sont des marchandises

et il faut

Id.

 

13’10

Noir / Surimpression : JLG bibliothèque (il prend les livres qu’il cite un à un) et feu de Week-end (JLG, 1967) / noir

brûler les films

je l’avais dit à Langlois

mais attention

avec le feu intérieur

[dit en superposition avec :] Matière et mémoire

[Bergson,1896]

l’art est comme l’incendie

il naît de ce qu’il brûle

Les Milles et une nuit

Les Faux-monnayeurs [Gide, 1925]

Silence puis machine à écrire

[Début de la bsf de La Splendeur des Amberson :]

       pour

l’amour

     de quel

lever de

            rideau /

nous

dépouillons

nous

de nos

rêves »

[Benjamin, Les Écrits théologiques de jeunesse]

13’45

Surimpression défilement pellicule et du vieux Major Amberson face aux lueurs des flammes (Richard Bennett dans La Splendeur des Ambersons, Welles, 1942) / noir / Vieil homme répondant à son fils/

 

« And now Major Amberson was engaged in the profoundest thinking of his life, and he realized that every thing which had worried hil or delighted during his lifetime – all his buying and building and trading and banking – that it was all trifling and waste beside what concerned him now, for the Major knew now that he had to plan how to enter an unknown country where he was not even sure of being recognized as an Amberson. »

« Father, father ?… » 

[aux questions sur les actes de propriété, le vieil homme répond : ]

« I can’t… remember »

chacun

       de

nous

[sur noir]

14’40

Alternance : noir / Major Amberson / noir…

 

[Puis :]

« It must be in the sun. There wasn’t anything here but the sun in the first place… »

porte

au  tour [caractères décalés]

de soi

        [sur noir 1] /

les

         rêves

in   visibles

[caractères décalés] [sur noir  2]

15’05

Amberson id. en surimpression avec la caméra da Raoul Coutard (jusqu’à ce qu’elle cadre le spectateur) dans la séquence d’ouverture du Mépris (JLG, 1963)

 

« The Earth came out o’ the sun, and we came out of the Earth. So whatever we are… »

Magica

latern  a [caractères décalés]

[[jaune sur vieil homme]

15’15

Surimpression vieil homme id. et Bardot nue dans la première séquence du Mépris

[JLG :] peut-on raconter le temps

le temps en lui-même

comme tel et en soi

non, en vérité

   

15’22

Marin sur bateau qui semble se disputer avec une femme (qui porte aussi un béret de marin), il lui donne un verre quand elle s’allonge sur un canapé dans Monsieur Arkadin/confidential Report (Welles, 1955)

ce serait une folle entreprise

un récit où il serait dit

le temps passait

il s’écoulait

le temps suivait son cours

et ainsi de suite

[JLG 2e voix brièvement :] histoire(s) du cinéma

jamais un homme sain d’esprit

ne l’obtiendrait pour une narration

ce serait à peu près

comme si on l’avait l’idée de tenir

   

15’40

Noir /Azéma dans un salon, assise sur un canapé, au fond une lampe, au premier plan à gauche des fleurs

pendant une heure

histoire(s) du cinéma

une seule et même note

ou un seul accord

[superposition : S. Azéma disant un texte extrait de La Mort de Virgile, Hermann, Broch, 1945 :]

« quand

ô quand… »

[JLG :]

 et si l’on voulait

faire passer cela pour de la musique

[Azéma :]

« quand il existait la création

libérée de forme

quand,

ô quand donc

sans destin

où elle fut

et elle était sans rêve

n’était ni veille ni sommeil

ne fut qu’un instant

un chant

une voix unique

inévocable

un appel souriant

jadis, il y eut l’enfant

un jour, il y eut la création

un jour, elle sera

miracle affranchi de hasard

nulle part

éloignement dans la proximité

éloignement suprême dans l’éloignement

limite la plus extrême et la plus centrale

de tous les deux

irréalité contenue dans leur double réalité

évocation magique

dans l’un et l’autre

d’un monde lointain et reculé

la beauté

car

à la frontière suprêmement reculée

la beauté rayonne

des lointains suprêmement reculés

elle rayonne dans l’homme

transcendant la connaissance

transcendant la question sans effort

appréhensible seulement au regard

unité du monde fondée par la beauté

établie sur le bel équilibre de l’ultra-lointain

qui pénètre tous les points de l’espace

diffusant sans effort le regard rayonnant

qui les embrasse

c’est donc bien comme un sortilège

et la beauté est une ensorceleuse ensorcelée

douée d’un pouvoir démoniaque

d’universelle absorption

incluant toutes choses

en son équilibre saturnien

telle est la beauté et c’est pourquoi

elle est aussi une rechute dans la pré-divinité

et c’est pourquoi

elle est pour l’homme

une réminiscence de quelque chose

 

choix

 des

élues

[superposés] [sur noir]

18’03

Noir / iris : au centre Le Verrou (Fragonard, 1777) et autour avec mouvement de gauche à droite beau et jeune visage de Lilian Gish / noir

     

18’11

Azéma id.

ô retour au pays natal

retour de celui qui n’a plus besoin d’être un invité

impossible de restaurer le sourire

où nous étions autrefois sagement blottis

impossible de restaurer l’embrassement souriant

la plénitude d’existence du réveil

ou juste avant le réveil

illuminée du jour naissant et encore obscur impossible de restaurer la douceur

où nous avons enfoui notre visage

afin que notre vision ne s’en transforme pas

en un simple hasard

où tout était à nous

quand tout nous fut rendu

rien n’était transitoire

car le temps universel était transitoire

et sans durée

ô retour au pays natal

ô le temps universel

où rien n’était muet pour les yeux muets de l’enfant

   

19’23

Noir / photographie en noir et blanc de Anne-Marie Mieville et iris au centre un homme soulevant une femme à la robe rouge allongée sur les cailloux au bord de l’eau, Après la réconciliation (JLG/Mieville, 2000) / noir

et où tout avait été nouvelle création

ô retour au pays natal

   

19’34

Azéma (plan plus rapproché)

ô musique

du monde intérieur et extérieur

beauté, jeu en soi

jeu que l’homme joue avec son propre symbole

parce que c’est sa seule chance

d’échapper au moins symboliquement

à son angoisse de la solitude

répétant toujours à nouveau

la très belle autosuggestion

la fuite dans la beauté

le jeu de la fuite

le désespoir de l’art

et son essai désespéré

pour créer l’impérissable

avec des choses périssables

avec des mots, des sons

des pierres, des couleurs

afin que l’espace mis en forme dure

au-delà des âges

   

20’40

Id.

[Silence puis :]

tout cela n’était qu’une forme de sommeil

et bien que les puissants de ce monde

aient bâti des salles de fêtes et encore des salles

les remplissant de l’éclat de torches et de musique

Choral pour orgue, BWV 721 (« Aie pitié de moi Seigneur ») ; cf. 1b, 38’36

Le Choral se mêle à l’introduction de Ruby’arms ((Tom Waits, 1983, dans Prénom Carmen, JLG, 1983)

 

20’00

noir / Surimpression : visage d’une star hollywoodienne (dans Chantage) Hitchcock, 1928) et scène (des corps nus) pornographique en couleur avec mouvement pano gauche / droite / noir

et s’y faisant entourer par des corps et encore des corps

et par des visages

et encore des visages

pour s’y faire courtiser par eux

Id.

 

20’10

Surimpression du couple (Detmers/Bonnaffé) de Prénom Carmen  (JLG, 1983) et Cornélia derrière une fenêtre avec des étincelles, King Lear (JLG, 1987)

et pour recevoir leur sourires admiratifs

mais aussi pour leur rendre leurs sourires

et les courtiser en retour

afin qu’ils restâssent des admirateurs fidèles

cela aussi n’était qu’une forme de sommeil »

Ruby’arms

 

21’26

Id. Azéma maintenant en gros plan, regardant en bas et fumant / noir

 

[Id.  Tom Waits :]

« I will leave behind all my clothes

I wore when I was with you

all I need’s

beauté

fatale

21’44

Écran divisé : à gauche un couple (femme dos à l’homme et reposant sa tête sur son épaule), Dynamite (de Mille, 1929) et à droite la petite fille faisant un panoramique avec une caméra dans France/tour/détour/deux/enfants (JLG, 1977-79)

 

my railroad boots,

and my leather jacket

as I say goodbye to ruby’s arms

although my heart is breaking… »

l’enfance

de l’art

               [JLG/Miéville, 1990]

22’06

 Noir /

   

Le

monde

perdu

[lettres à peines visibles comme englouties dans l’écran noir]]

22’09

JLG bureau / bibliothèque/ machine à ecrire une barre en métal passe (un pied de micro), il met du papier dans sa machine, on voit le micro entrer dans le champ, l’abat-jour rouge bouge tout seul, il tape, il regarde en l’air / noir

 

Léger bruit de moteur et son in puis machine à écrire (off)

Les corps [bas/gauche] /

la beauté [bas/gauche] /

l’origine [bas/gauche] /

trou noir [bas/gauche sur bruit machine à écrire off] [caractères noirs]

23’06

Noir

   

Envoi

           2   [vert]

23’08

Iris au centre un projectionniste dans Soigne ta droite (JLG, 1987) et autour une statue au corps décharné qui semble poser la main sur le projecteur

[Long silence puis JLG :]

 je disais ni un art ni une technique

un mystère

   

23’20

Noir

 

No place Nowhere (Cello, David Darling, 1992)

 

23’22

Projection (en ombre chinoise) d’un homme avec caméra (sur grue ), Scénario du film Passion (JLG, 1982)

et pour le résoudre

une simple potion magique

pour éclairer notre lanterne magique

elle aussi, n’est-ce pas

Id.

 

23’27

Très lent fondu enchaîné sur une autre statue au corps décharné (encore Rodin ?)

mais l’histoire du cinéma

est d’abord liée à celle de la médecine

les corps torturés d’Eisenstein

par-delà le Caravage et le Greco

s’adressent aux premiers écorchés de Vésale

Id.

 

23’42

Très lent fondu enchaîné tableau : un ange tenant le Christ, détail du Christ mort et les anges (Manet 1864)

et le fameux regard de Joan Fontaine

devant le verre de lait

[Soupçons, Hitchcock, 1941]

ne répond pas à une héroïne de Delacroix

Id.

 

23’51

Photographie d’un chien

mais au chien de Pasteur

Id.

 

23’53

Détail (le visage) de la Jeune orpheline au cimetière (Delacroix, 1824) / chien id.

car toute la fortune de Kodak

s’est faite avec les plaques de radio

pas avec

Id.

 

23’59

Surimpression et alternance du regard de Joan Fontaine et de Cary Grant avec son plateau et le verre de lait, Soupçons (Hitchcock, 1941) et alternance avec la sorcière de Blanche-Neige et  les sept nains (D. Hand, 1937)/ noir

Blanche-Neige

car encore

puisqu’il avait voulu imiter le mouvement de la vie

il était normal, il était logique

que l’industrie du film se soit d’abord

Id.

 

24’11

Iris : au centre deux femmes dont l’une donne le sein à son bébé, Divine (Ophuls, 1935) et autour une photographie en couleur (probablement de Lumière) photographie seule puis au centre Chaplin dans Les Lumières de la ville (Chaplin, 1931)

vendue

à l’industrie de la mort

ô, combien de scénarios sur un nouveau-né

sur une fleur qui pousse

Id.

 

24’20

Noir

mais combien sur des

rafales de mitraillettes

Id.

Vrai

faux

to

graphe

[superposés][vert]

24’25

Homme en contre-jour collé à une vitre (image comme un négatif), Le Pré de Béjine (Eisenstein, 1935-37) très lent fondu enchaîné dessin de King Kong déshabillant la femme qu’il tient dans sa main

parce que

voilà ce qui s’était passé

la photographie aurait pu être inventée en couleurs

elles existaient mais voilà

au petit matin du vingtième siècle

les techniciens ont décidé

de reproduire la vie

on inventa donc la photographie

et le cinéma

mais comme la morale était encore forte

et qu’on se préparait

à retirer à la vie jusqu’à son identité

on porta le deuil de cette mise à mort

Id.

 

24’54

Noir / Gravure (ou dessin) d’un lac à l’aube / noir (long)

et c’est avec les couleurs du deuil

avec le noir et avec le blanc

que la photo se mit à exister

pas à cause de la gravure

le premier bouquet de fleurs de Nadar

ne recopie pas une lithographie de Doré

il la nie

 

             l’aurore

            [Murnau, 1927] [en rouge sur gravure]

25’12

Surimpression : à gauche une scène de danse, un bal (des hommes portent des chapeaux mexicains) et à droite deux hommes (nb) avec caméra 35 mm qui semblent filmer le bal puis iris au centre photographie femme en technicolor / noir

et, très vite pour masquer le deuil

les premier technicolors prendront

les mêmes dominantes que les couronnes mortuaires

et Scarlett O’Hara

 

c’est fini

l’aurore

 [en jaune sur photographie technicolor]

25’22

Femme assise en tailleur laissant tomber sa tête entre ses jambes accompagnés du même mouvement par les bras, Le Silence (Füssli, 1799-1801)

se dira une deuxième fois

qu’elle y pensera demain

à quoi

au bonheur

parce qu’il faut porter le deuil

   

25’31

Photographie de Scarlett O’Hara avec robe blanche, Autant en emporte le vent (Fleming, 1939)

mais en l’oubliant, n’est-ce pas

   

25’35

Noir

et Madame de Staël nous a dit

comment elle écrit à Napoléon

 

les

intentions

[jaune]

25’41

Surimpression de la photographie de Scarlett id. et d’un détail de la Grande salle à mager sur le jardin (Bonnard, 1934-35)

la gloire, sire

est le deuil éclatant du bonheur

la gloire

les sunlights

les oscars

les festivals

   

25’46

Noir

mais pour cinquante Cecil B. de Mille combien de Dreyer

Silence puis bruit de foule

sont

néant

 [Propos de Bonnard] [bleu]

25’54

Plan sur la robe sur un lit, puis pieds enchaînés de Jeanne qui marche, Le Procès de Jeanne d’Arc (Bresson, 1961)

 

[Bsf in Bresson :] « Que dites-vous de la robe qu’on vous offre ?

[bruit des chaînes qu’elle a aux pieds, elle : ] « Je ne la prendrai pas encore tant qu’il plaira à notre seigneur…

du

cinéma

[jaune] /

misère

et    [superposés]

 

Photographie de femmes habillées pour un bal, leurs regards se dirigent en toutes directions hors champ

 

Et si je dois être menée jusqu’en condamnation et qu’il me faille dévêtir, je requiers qu’on m’accorde la grâce d’avoir une chemise de femme et quelque chose sur la tête

Id.

26’12

Fondu enchaîné visage de jeune fille, Wanda (Barbara Loden, 1970)

 

J’aime mieux mourir que de révoquer ce que Notre Seigneur m’a fait faire, et je crois fermement qu’il ne permettra pas que je tombe si bas sans venir à mon secours et par miracle »

Le Conditionnel de variétés (Léo Ferré 1971) :

« Comme si je vous disais que l’humiliation devrait pourtant s’arrêter

Id.

26’25

Fondu enchaîné : père et enfant sous la pluie dans Le Voleur de Bicyclette (De Sica 1948) / noir

 

devant ces femmes des industries chimiques avec leurs doigts bouffés aux acides et leurs poumons en rade

Comme si je vous disais… »

Id.  /

   et

splen

  deur

                           [superposés] /

du

    cinéma

26’37

Lola les bras en l’air et crispant les lèvres puis mouvement de chute accompagné de celui (rapide) de la caméra Lola Montès (Ophuls, 1956)

 

Silence et tambours Ferré

fatale

beauté

[en rouge et chaque mot au niveau des bandes du cinémascope haut/bas]

26’45

noir / photographie d’un homme qui a oté sa casquette devant deux hommes en haut-de-forme dans un fiacre / noir

 

[Ferré :]

Comme si je vous disais que les cadences exténuent les ouvriers jamais les présidents

production

gaumont

cnc

fémis

périphéria

26’52

Iris/clignotement rapide : Suzanne Lenglen photographiée par Lartigue (Nice, 1921) courant et sautant vers la gauche, et au centre JLG sautant par la fenêtre d’une voiture, Soigne ta droite (JLG, 1987)

 

Et je ne vous dis rien qui ne puisse être dit de « variétés », moi qui ne suis qu’un artiste de variétés.

 

26’57

Noir

   

histoire

             (s)

du

cinéma [superposés]

26’59

Surimpression d’un visage de jeune femme japonaise et mouvement de mer

 

Id. ?

 

27’04

Noir

 

Id. ?

Id. [bleu]

27’05

Un fils et sa mère attablés au restaurant et un homme debout qui, sans vergogne, vide un verre posé sur la table sous leur regard outré ; il repose le verre et fait risette à la dame, de plus en plus offusquée, Quatorze juillet (René Clair, 1933)

 

Id. ?

 

27’13

Noir

 

Id. ?

belle

de

jour

[Buñuel, 1967]

27’16

Alternance rapide mouvement de Monica Vitti apeurée dans la nuit (du rouge derrière elle), Le Désert rouge (Antonioni, 1964) et la salle de cinéma surchauffée d’Un roi à New-York (Chaplin, 1957)

 

Bruit de foule (bsf in ?)

 

27’21

Noir

   

belle

de

nuit

[Belles de nuit, René Clair, 1952]

27’24

Jeune fille dansant avec grande robe blanche, Danse serpentine (Lumière, 1897)

 

Id. et rires

 

27’34

Noir

 

Bsf en français : « fais pas la tête chéri,

party

girl

[Traquenard, Ray, 1958]

27’38

Une femme (photo tirée d’un péplum ?) / Chaplin, l’air inquiet, assis dans la salle de cinéma (parlant à celui qui est auprès de lui) id. / une femme avec une chemise ouverte qui se retourne / salle de cinéma, Chaplin id. / [en petits caractères :] « bientôt sur cet écran », puis ils regardent de gauche à droite, en surimpression avec série de spectatrices qui regardent dans le même sens et visage de femme qui a l’air de souffrir puis mouvement de caméra sur un gros plan de pénétration dans un film pornographique en couleur puis id. plan de l’homme / Chaplin et son compagnon fuit la salle

 

c’est pour ton bien tu sais »

Diverses musiques « de film »  + coups de feu (sur film porno)

histoire

    du         (s)

cinéma

[sur l’écran de la salle du film de Chaplin]

28’00

La sortie de la salle de cinéma, Chaplin id., ils ont l’air consterné (derrière les passants)

 

Coups de feu

 

 28’03

Noir

   

à

       suivre