1a - Toutes les histoires

0’00

générique

Noir / Fenêtre sur cour (Hitchcock, 1954), James Stewart avec ses jumelles.

ne change rien

pour que tout soit différent

Paul Hindemith, Sonate pour alto solo (1924), op. 31, n° 4, 3e mouvement, début du thème avec variation.

Moteur du banc de montage et voix accélérée.

hoc opus /

        hic

labor

        est

 [sur noir]

[Virgile, L’Énéide, VI, v. 129, environ 19 avant J.-C : « Voici l’œuvre, voici le travail » /

canal

      plus /

 pré

     sente /

que

chaque

œil

0’17

Monsieur Arkadin (Welles, 1955) / gros plan  œil et loupe/ vieille femme avec livre de culte dans Le Pré de Béjine (Eisenstein 1935-37) / photographie d’Ida Lupino avec une caméra derrière elle (dans les années cinquante).

ne va pas montrer tous les côtés des choses

garde-toi une marge d’indéfini

[d’après Bresson, Notes sur le cinématographe, 1975]

Moteur  du banc de montage et voix accélérée.

 que

chaque

œil                [sur plans 1 et 2] /

négocie

pour

lui

même /

his

toire

 (      s) /

 du

ciné

    ma /

splen

deur /

et

 mi

  sère /

Pour

     Mary

Meerson

[collaboratrice de Langlois, travaille avec la femme d’Epstein] /

pour

   Monica

Tegelaar

0’46

Noir / Gros plan : bobines de banc de montage / JLG à la machine à écrire  / fondu enchaîné lent

 

[bsf Boudu sauvé des eaux (Renoir, 1932) au ralenti puis en accéléré, puis :]

 «  – Ah !  Quoi ? qu’est-ce qu’il y a encore ! – Tu  m’chatouilles ! » / cris / moteurs banc de montage

 

1’17

Chaplin avec Paulette Goddard dans l’herbe :  Les Temps modernes (1936) / noir . Chaplin (au piano, pose une fleur au ralenti puis joue en accéléré, film inconnu (Unknown Chaplin, documentaire, Brownlow et Gill, 1983) / photographie de Chaplin / machine à écrire / banc de montage / image au ralenti et surimpression avec Ida Lupino (séquence de la petite visionneuse dans La Cinquième victime, Lang, 1956) / noir / Ida Lupino id., ralenti et surimpression avec négatif qui défile

La / Règle / du / jeu

La / Règle / du / jeu

[Renoir, 1939]

Machine à écrire électrique / id. : «  – Ah !  Quoi ? qu’est-ce qu’il y a encore !

– Tu  m’chatouilles !»  /

sur Ida Lupino : son ralenti (banc de montage)

[sur le plan d’Ida Lupino :]

un film

la sept fr3

gaumont

jlg films /

un film

cnc

 rtsr vega

films

2’17

Surimpression : Ida Lupino (photo 1935 en blonde) / JLG machine à écrire Ida Lupino (brune) avec caméra derrière elle / Moira Shearer (rousse) à la caméra dans Le Voyeur (Powell, 1960) / JLG / Ida Lupino (photo 1935 en blonde) clignotement (accordé à la bs). Nicholas Ray dans Nick’s Movie (Wim Wenders, 1980) au ralenti / noir / id. N. Ray

Cris / et / chuchotements

[Bergman, 1972]

Cris / et / chuchotements

 

Id. et machine à écrire électrique

his

         toi toi toi   [successivement]

re

3’14

Iris, clignotement : un homme de dos à contre-jour (Sartre) et plan d’un baiser dans Pierrot le fou (JLG, 1965) / JLG, machine à écrire / photographie Griffith / clignotement : machine à écrire et photographie de Nicholas Ray dans les années quarante avec un bandeau noir sur l’œil

Le /Le  lys / Le  lys / brisé  /brisé / Le lys brisé

[Griffith, 1919]

Machine à écrire

Bruit de projecteur

du

      ciné

    ma

[sur photographie N. Ray]

3’35

Surimpression : photographies de Ford et de Rossellini, années 50, photographie Ford / noir / machine à écrire. / noir / un homme filme une femme : King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schœdsack, 1933) avec clignotement (comme la bande-son)

Le lys brisé

Machine à écrire.

père /

ne vois-tu pas /

que je brûle

[Freud, L’Interprétation des rêves [1], 1900 :]

toutes

les

histoire

[sans « s », clignote par-dessus :]

stoire(s) /

             u /

né moi /

4’16

JLG (cigare), une barre traverse l’écran : un micro.

Histoire(s) du cinéma

chapitre un (a)

Grincement ;

au loin le Dona nobis pacem (3e mouvement, Andante) de la Symphonie n° 3 dite liturgique  (1945-1946) d’Arthur Honegger [symphonie dont le programme déclaré est de « symboliser la réaction de l’homme moderne contre la marée de barbarie » et de proposer un « combat musicalement figuré »)]

le cinéma

5’10

Homme à la mitraillette au ralenti : La Chute d’un caïd (Budd Bœtticher, 1960) / en alternance avec JLG : photographie au premier plan, une femme, au second, un groupe d’hommes fantomatiques, des revenants : Le Tombeau hindou, Lang, 1959 / un homme sur un muret, Poudovkine  années 20 / noir  / JLG qui lève les yeux (à la fin de la phrase).

Histoires du cinéma

 avec un s

Histoires du cinéma

avec un s

Toutes les histoires qu’il y aurait

qu’il y aura ou qu’il y aurait

qu’il y a eu

qu’il y a eu

Id. suite Dona nobis pacem, mais plus proche

Machine à écrire (s’estompe et revient)

le cinéma

5’38

Noir / trois plans très courts d’une femme aux yeux écarquillés (Furie, Brian de Palma, 1978) / Nuit, à travers les flammes, apparition de Méphistophélès et réveil de Faust qui vient de l’invoquer [Faust, Murnau 1926]

en alternance avec Cyd Charisse et Fred Astaire dans Tous en scène (Vicente Minnelli, 1953), les personnages tendent le bras /

noir.

 

Dona nobis pacem, suite.

Début (sur Faust) de l’adagio ma non troppo du  Quatuor à cordes n°10, opus  74, de Beethoven, 1809.

[L’Année dernière à Marienbad, Alain Resnais, 1960 :]

« Vous du moins n’avez pas changé, vous avez toujours les mêmes yeux absents, le même sourire, le même rire tout à coup, la même façon de tendre le bras quand vous voulez (…) quelque chose. … De ramener lentement la main dans le creux de votre épaule. Vous portez aussi le même parfum. Souvenez-vous, c’était dans le jardin de Frederiksbad. »

le cinéma

  substitue

[deux fois : sur Faust puis sur Tous en scène]

6’16

Chasse : les rabatteurs, la fuite des lapins, La Règle du jeu (Renoir, 1939) en alternance avec une fuite dans les bois des Amants crucifiés (Mizoguchi, 1954)

[entrecoupé de noirs]

 

Id. Beethoven

« Vous étiez seule un peu à l’écart, vous vous teniez un peu de biais contre une balustrade de pierre sur laquelle votre main était posée, le bras à demi étendu. »

à

           notre

         regard

[x2 sur Renoir]

6’34

Noir / Un homme apprend à nager à une petite fille : Les Hommes le dimanche (Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer, 1929) en alternance avec un groupe dans une soirée mondaine, L’Ennemi public (Wellman, 1931) / jeune fille dans la rue (Le Lys brisé)

 

Id. Beethoven

« Vous regardiez vers l’allée centrale, je me suis avancé vers vous. Je me suis arrêté à une certaine distance et je vous ai regardée. Vous vous étiez tournée vers moi maintenant. Pourtant vous ne paraissiez pas me voir. »

un

             monde

 [4x : sur l’homme et l’enfant dans l’eau, sur L’Ennemi public (x2), sur Le Lys brisé]

6’53

Noir / L’Ange des maudits (Lang, 1952), courses « à cheval » des femmes du saloon qui montent des hommes en alternance avec Le Lys brisé

(la petite fille dans la rue)

 

Le Quatuor, un instant perturbé par des cris, un coup de feu et la « musique de western » se poursuit.

[Suite de L’Année dernière à Marienbad :] « …En guise de réponse, vous vous êtes contentée de sourire. »

qui

      s’

          accorde

[sur L’Ange des maudits, Le Lys brisé

et à nouveau L’Ange des maudits]

7’14

Noir / en alternance la bataille sur la glace (les Teutons) d’Alexandre Nevski (Eisenstein, 1938), et le bal de la Princesse Pontoleone du Guépard (Visconti, 1963)

 

En alternance :

[L’Année dernière à Marienbad :]

« Les autres, qui sont les autres ?  [ce n’est plus la même voix]. Ne vous occupez donc pas tant de ce qu’ils pensent. Je sais que vous ne prétendiez n’écouter que moi.  »

Interruption du Quatuor .

[Le Guépard , la Princesse Pontoleone invitée par le colonel Pallavicino :]

« … de ne pas danser. Non, non. Il y a tant de jolies femmes. – Alors  une mazurka, Princesse ? – A mon âge, non, non. »

à

nos

désirs

[sur noir  et sur Eisenstein]

7’24

Noir / Alexandre Nevski (Eisenstein, 1938)

 

« Mais si. S’il vous plaît ! »

[L’Année dernière à Marienbad :]

« Alors entendez mes plaintes, je ne peux plus supporter ce rôle. Je ne peux plus supporter ce silence, ces murs, ces chuchotements où vous m’enfermez. »

         à

    nos

désirs

[sur Le Guépard]

[texte de Bazin ou M. Mouret]

7’34

Noir / JLG clignotement, bibliothèque et cigare /
 

[Id. suite :]

« Parlez plus bas, je vous en supplie ».

La mazurka du bal du Guépard (Nino Rota, 1963)

« Ces chuchotements pires que le silence où vous m’enfermez. Ces journées pires que la mort que nous vivons ici, côte à côte, vous et moi… »

 

7’46

La femme qui meurt dans Le Cuirassé Potemkine (Eisenstein, 1925) / noir / Plan du  hibou : La Grève : l’indicateur cligne des yeux et les frotte successivement / l’oncle de John ivre se balançant sur une chaise après avoir découvert le corps de la mère dans l’eau / Plan de jambes d’une femme enlevant ses bas menottée à un homme : Les 39 marches (Hitchcock, 1935) id. Cuirassé Potemkine

 

Id.  Rota ; interruption brutale sur le plan d’Eisenstein. Et reprise.

[suite de L’Année dernière… :]

« …nous marchons à pas comptés, côte à côte, jour après jour, à portée de main mais sans jamais nous rapprocher l’un de l’autre. » « Taisez-vous, taisez-vous »

[Le Guépard, Don Calogero :]

« C’est beau ici, c’est rudement beau. »

 

8’05

JLG bibliothèque, clignotement avec une scène d’embrassades des comédiens du Carrosse d’or (Renoir, 1952) et Pearl au lit qui pointe son doigt pour désigner l’ombre du « méchant » au moment où John lui raconte une histoire (La Nuit du chasseur, Charles Laughton, 1955), archives : de Gaulle, à la Libération, dans la rue  Matière et mémoire [Bergson 1896]

toutes les histoires

qu’il y aurait.

Les Mille et Une Nuits [1e mention au Xe siècle]

toutes les histoires

qu’il y aurait.

Les Faux-monnayeurs [Gide, 1926]

qu’il y aura ou qu’il y aurait

qu’il y a eu

Machine à écrire

 

8’43

Clignotement entre JLG, course de Cary Grant dans La Mort aux trousses (Hitchcock, 1959) et photographie de Norma Shearer

 

Id.

Très au loin à nouveau,, le Dona nobis pacem de la Symphonie dite liturgique d’A. Honegger

 

8’52

Noir
est-ce que le « u »

qu’il y a dans produire

empêche qu’il y ait dire dans produire

Le Livre des Roi

[sons superposés]

Id.

Holly

wood

8’58

Logo MGM (lion)

 

Id.

Irving

Thalberg     (clignotant)

9’

Photographie d’Erich von Stroheim lors du tournage de La Veuve joyeuse (1925) en alternance avec JLG bibliothèque.
dire Hollywood

Id.

 

9’09

Plan femme avec chat : L’Admirable Crichton (G. B. Samuelson, 1918) / noir / Irving Thalberg, iris et clignotement
dire par exemple

l’histoire du dernier nabab [sons superposés]

Les Enfants terribles [Melville, 1949]

Irving Thalberg

Intervention d’une musique lente et inquiétante, Moderato de la Suite de danses, Béla Bartók, 1923 (sur le plan d’Irving Thalberg).

 

9’12

Irving Thalberg / effet d’iris géométrique et sur.

un directeur de télévision pense

 

la foule

9’17

Plan de foule avec un homme qui tend les bras au centre : La Foule (King Vidor, 1928) effet d’iris géométrique et surimpression

au maximum deux cents films par an.

 

la foule

9’26

Irving Thalberg

Irving Thalberg

a été le seul qui

chaque jour

pensait cinquante deux films

Id.

la foule

9’28

Irving Thalberg, même effet de transition

Irving Thalberg a été le seul qui

Id.

les monstres

9’31

Freaks (Tod Browning, 1932) / même effet de transition  

Id.

les monstres

9’35

Irving Thalberg / même transition / surimpression Freaks et Irving Thalberg puis I. Thalberg seul

Irving Thalberg a été le seul qui

[Une chanteuse de jazz, (1946, Lane/ Harburg) :]

« I look at you and suddenly

Something in your eyes I see. »

les monstres

les rapaces

9’45

Même transition / Les Rapaces, dans la vallée de la mort (Stroheim, 1923) / Irving Thalberg

Irving Thalberg a été le seul qui

chaque jour pensait 52 films

Id. Suite de danses au piano 

bsf (américain)

les rapaces

10’00

Une nuit à l’opéra (Sam Wood, les Marx Brothers, 1935). Même transition

 

Piano et Groucho, bsf d’Une nuit à l’opéra, S. Wood, 1935) :

« Hello Babe, how are you ?… »

une nuit

à l’opéra

10’12

Irving Thalberg, même transition

Irving Thalberg a été le seul qui

Piano id.

la veuve

    joyeuse

10’14

La Veuve joyeuse (Stroheim, 1925) / Même transition / Irving Thalberg

Irving Thalberg a été le seul qui

Piano id. + bsf

Ben-Hur

10’26

Ben-Hur (Fred Niblo, 1926) / Même transition / Irving Thalberg

 

Id.

Ben-Hur

10’34

Irving Thalberg

Irving Thalberg a été le seul qui

Id.

la chair

                              et

           le diable

10’40

La Chair et le diable (Flesh and the Devil), (Clarence Bown, 1927) avec Garbo et John Gilbert. Même transition (x2)

chaque jour pensait 52 films

la fondation

le père fondateur

la fondation

le père fondateur

Id.

[Ella Fitzgerald :]

« I’m wild again, beguiled again, a wimpering, simpering…

la chair

                              et

            le diable

10’54

Irving Thalberg

Clignotement + iris Vent d’est ou One + one ou Scénario du film Passion, 1982 (plan de caméra sur grue)

le fils unique

child again, bewitched… »

Silence (sur « fils unique »)

la

marque

[sur le plan de la caméra]

11’03

La Marque du vampire , femme en robe blanche (Tod Browning, 1935) avec Bela Lugosi / noir Les Enfants terribles

silence

 

11’06

Clignotement même plan de la caméra (11’46)

et il a fallu que cette histoire

passe par là

Id.

du

vampire

11’16

JLG bibliothèque, iris photographie de Thalberg

Le Lys dans la vallée

Id.

l’île au trésor

[V. Fleming, 1934]

11’20

Noir / Clignotement même plan caméra + JLG bibliothèque en surimpression avec visage d’Irving Thalberg / noir

un jeune corps

fragile et beau

et il a fallu que cette histoire

passe par là

un jeune corps

fragile et beau

Machine à écrire

Billy the Kid

[King Vidor, 1930]

11’28

Les Dix commandements, plan de la vieille dame prise dans la pierre (Cecil B de Mille, 1956)

noir

tel que l’a décrit Scott Fitzgerald

[allusion à Last Tycoon de Fitzgzerald qui inspirera Le Dernier Nabab de Kazan]

Les Fleurs du mal [Baudelaire, 1857]

 pour que ça se mette à exister

ça

[en décalage avec ce qui précède :]

La peste [Camus, 1947]

Machine à écrire (au début et à la fin du passage)

 

11’36

JLG bibliothèque en alternance (rapide et en accord avec la musique) avec une image  de corps entassés (Griffith ?) / noir

la puissance de Hollywood

Extrait du 1er mouvement (intitulé « Faust ») de la Faust-Symphonie de F. Liszt (1854)

 

11’47

Un opérateur devant la caméra, tournage de Naissance d’une nation  (Griffith, 1915)

 

Id.

a nickel

11’50

Plan style décadence romaine Intolérance  (Griffith, 1916)) et photographie d’un tournage de Griffith

 

Id.

the world

11’59

Détail du saint Michel terrassant le dragon (Raphaël, 1504) en alternance (de plus en plus rapide comme la musique) avec un plan des décors gigantesques de Babylone dans Intolérance  / noir

 

Id.

the world

for

a nickel

12’12

Dessin, design américain, Valentino vers 1925 / noir

 

Id.

films

12’17

Deux films en surimpression : Le Cœur de l’humanité (Holubar, 1918), un plan sur un militaire (E. von Stroheim) agressant une femme et un plan en surimpression : une chorégraphie en noir et blanc d’un grand cercle d’hommes immobiles dans Lady be good (Busby Berkeley, 1941)

 

Id.

trade

12’23

Scène de guerre dans La Charge victorieuse (Huston, 1951)en surimpression les hommes de Lady be good  puis en alternance de plus en plus rapide et en surimpression une séductrice d’un péplum

 

Id.

trade

 follows

                         films

12’30

Noir / Plan : un homme armé, un homme caché terrorisé (Le Télégraphiste de Londale, 1911)

 

Id. (fin)

a

gun

12’34

Plan de Chaplin derrière une caméra

 

[Bsf en français : La Comtesse aux pieds nus, Mankiewicz, 1954:]

 « – (voix de femme) Qui êtes vous ? – Oh, moi, je ne compte pas, c’est moi qui dirige les films, qui en écris l’histoire, et mon nom est Harry… »

a girl

12’37

Trois plans : groupe de femmes en maillot de bain, photographie de Mauritz Stiller en tournage, alternance rapide Stiller et dessin de pin-up

dire Hollywood

pour que ça se mette à exister

ça

ça

[Id. bs, énumération de noms de stars américaines dite par une voix française :  voix de Bogart en anglais en arrière-plan :]

«  Oh ! Vous avez déjà mis en scène Jean Harlow, Carole Lombard. – Je parie que vous êtes déjà allée plusieurs fois au cinéma…. »

a film /

a film

is

a girl

and

a gun

12’50

Noir

la puissance de Hollywood

[simultanément et avec une bande-son en anglais :]

« Ce qu’il y a de plus terrible avec vous Harry, c’est que vous ne saurez jamais où commence la vie et où… »

«  Je sais presque tous les noms : Lubitsch et Fleming et van Dyke (…) »

a girl

                        and         [clignotant]

a gun

13’00

Surimpression et clignotement : image d’un film pornographique et deux jeunes femmes comme terrifiées par le film porno en surimpression, en fait par un revolver sortant du mur à gauche (Lilian et Dorothy Gish dans An Unseen Enemy, Griffith, 1932)

Les Enfants terribles [Cocteau, 1929]

pour que ça se mette à exister

ça [en écho]

Musique ?

 

13’08

Noir / fondu enchaîné  (x2) un homme et un autre devant une voiture (inscrit à gauche : « studio entrance »).

la puissance de Hollywood

[Bsf :] « I want to see that smile on Mendoza’s face when he looks into those big blue eyes. »  (R. Walsh, La Femme à abattre, 1951)

 

13’18

Un chauffeur regardant un vieil homme à l’allure modeste baiser la main d’une dame dans sa voiture

la puissance

Premier mouvement de La Symphonie inachevée, Huitième Symphonie en si mineur, D. 759, Schubert, 1822 et bsf (en  russe)

 

13’23

Femme avec un diadème

de Babylone

Id. Schubert

 

13’28

Deux pendus sur l’hélice d’un moulin en alternance avec une cérémonie (militaire + mariée) (x2) : La Chute de la dynastie des Romanov (Esther Choub, 1925)

la puissance de Babylone

la puissance de Babylone

Bsf id. et passage sombre de La Symphonie inachevée

 

13’36

Noir / Danse sur un bateau d’officiers à la veste blanche et de dames en blanc en alternance rapide avec une surimpression comme sur un écran les deux pendus

une usine de rêve [avec réverbération]

L’Inachevée (plus au loin), canonnade et tambours au pas

 

13’43

Noir /

histoire(s)du cinéma

histoire(s)du cinéma

Machine à écrire

 

13’44

« Soudain », l’inscription en russe : carton du Cuirassé Potemkine / plan des bombardements sur le palais dans Le Cuirassé Potemkine (la riposte)

actualité de l’histoire

Id.

soudain

[sur l’inscription en russe : carton du Cuirassé Potemkine]

13’47

JLG bibliothèque / Les soldats qui descendent les marches dans Le cuirassé Potemkine / JLG bibliothèque / noir

histoire de l’actualité

   

13’50

Le lion endormi du Cuirassé / noir / le soulèvement (lions suite)

histoire du cinéma

Machine à écrire

 

13’53

La descente des marches du Cuirassé

 

Retour de La Symphonie inachevée

 

13’57

JLG bibliothèque / noir

L’Archipel du goulag [Soljenitsyne, 1974-1976]

Silence

 

14’01

Hommes fusillés et femme qui pleure / JLG regardant droit devant lui / suite plan précédent, des corps à terre / JLG id. / noir

 

L’Inachevée suite

Coups de feu

 

14’06

Discours à la fenêtre de Lénine / noir

 

Début musique + discours en russe / machine à écrire

 

14’12

Foule dans Kino Pravda  (Vertov, 1922) en alternance avec JLG bibliothèque

 

Machine à écrire / L’Inachevée suite [sur plan long de foule]

 

14’22

Noir

Mon cœur mis à nu [Baudelaire, 1859-1866]

Id.

 

14’23

Gros plan d’une jeune femme dans la scène du « lait » de La Ligne générale (1929)

 

L’Inachevée suite

 

14’25

Noir

L’Ile au trésor [Stevenson, 1883]

   

14’26

Gros plan d’une autre jeune femme dans la scène du « lait »

Les Cinq cents millions de la Bégum [Verne, 1879]

   

14’30

Noir

 

Id.

kino

14’33

La scène du « lait » alternance : une femme devant le jet du lait condensé (ralenti), puis un homme et à nouveau cette même femme et surimpression très brève JLG bibliothèque

Chemins / qui ne mènent nulle part

[Heidegger, 1950]

Id. la musique s’efface sur le plan de la femme au ralenti et sur « chemins », puis retour musique

 

14’41

Noir

 

Id.

kino

pravda

14’43

Salut militaire de Lénine

 

Id. / Machine à écrire

 

14’46

Noir

 

Id. + Machine à écrire

[id.]

14’53

Cheval (Tempête sur l’Asie, Poudovkine, 1929)  fondu enchaîné  et alternance avec JLG bibliothèque puis il prend un livre : Le Zéro et l’infini (Kœstler, 1940)

le zéro

Id. (fort puis lent)

tempête

sur

le

cinéma

[sur le plan du cheval avant le fondu enchaîné]

15’02

JLG bibliothèque fondu enchaîné  et alternance plan avion noir et blanc

 

Id. (lent) / machine à écrire

 

15’12

Noir

 

Machine à écrire

kino

15’19

Cinq violonistes au premier plan devant une foule (Vertov ?) / noir / id.

 

Suite Schubert (fort)

prav

  da

15’26

Noir / Lénine mort (Kino-Pravda, 1922)

 

Id. (lent)

Id. (roulements de timbales)

usine /

de

15’36

Alternance très rapide (id. musique) montage plusieurs plans de femmes (impression de décadence) et gros plan d’une femme fumant un cigare : La Nouvelle Babylone (Kozintsev et Trauberg,1929)

 

Id.

de

15’43

Noir / plan d’une ville en noir et blanc (un décor en construction ?) fondu enchaîné  et alternance (au début) avec un texte vu fragmentairement et intitulé « Voilà votre vie » :

« ouvriers travaillent aux usines Kodak ou

ern Electric ou Klangfilm-Tobis, à Hollywoo

ille, à Neubabelserg. Sans ouvriers, il n’y aurai

éma. Sans ouvriers il n’y aurait pas de vie non

mbres, sur l’écran, peuvent manier le brownin

au cricket, Mr Eastman peut aimer la mus

tant peut se mettre en frais d’amabilité avec

naires, M. Hungenberg peut rêver à la puissance

magne. C’est leur affaire. Les ouvriers doivent »

 

Id.

rêve

15’52

Les Lumières de la ville, Chaplin avec le milliardaire (Chaplin, 1931)  

Id.

rêve

15’54

Femme montrant ses seins dans Sauve qui peut (la vie) en surimpression et en alternance photographie d’un dîner huppé et arrosé

 

Id. / discours politique

 

15’57

Noir / Jupiter et Sémélé (Gustave Moreau, 1894, 1895) iris clignotement avec caméra et Erich von Stroheim

« ce qui a passé par le cinéma et en conservé la marque

Plus de musique

 

16’02

Détail même tableau / plan Erich von Stroheim

ne peut plus entrer ailleurs »

[Bresson, Notes sur le cinématographe, 1975]

« ne peut plus entrer ailleurs »

une usine de rêve [avec réverbération]

Voix d’Erich von Stroheim dans La Grande Illusion (Renoir, 1937) : « Croyez bien que le métier que je fais à présent me répugne autant qu’à vous. »

Le capitaine de Boïeldieu (Pierre Fresnay) : « vous êtes sévère ».

 

16’12

Plan montrant Vertov avec des bobines 35mm 

 

Von Rauffenstein (von Stroheim) : « J’étais un combattant, maintenant je suis un fonctionnaire… »

usine

16’18

Noir / Gros plan de la bouche d’une jeune fille qui semble appeler

une usine de rêve [avec réverbération]

des usines comme ça

le communisme s’est épuisé

à les rêver

« … mais c’est le seul moyen… de servir la patrie. »

[silence sur l’« appel » de la jeune fille]

 

16’32

Noir / Lénine mort (Kino-Pravda, 1922)

  La Symphonie inachevée ici préparée par un silence et un noir

il faut rêver

16’46

Noir / clignotement dessin drapeau américain et pin up

 

Id.

rêver

16’52

Alternance et clignotement entre film érotique (les fesses nues presque en gros plan) et une affiche Draculax avec la bannière étoilée et « US video » qui se superpose aux fesses / noir.

 

Id.

 

16’56

Le beau visage d’une jeune femme, La Nouvelle Babylone (Kozintsev et Trauberg,1929)

 

Id.

rêver

17’00

Noir / Femme aux seins nus, des dollars sur le corps

 
Id

rêver

make me

a star

[Make me a star, W. Beaudine, 1932]

17’10

Alternance image précédente et enseigne : « Hollywood revue 30 MGM stars »

une usine de rêve [avec réverbération]

Id
 

17’15

Noir / fondu enchaîné  et alternance entre un gros plan sur l’enseigne (centré sur « revue ») et la cérémonie d’une première de cinéma américain

des usines comme ça [avec écho]

Id.

 

17’19

Noir / Surimpression et clignotement Irving Thalberg et logo MGM (le producteur à la place du lion)

et en plus

marié à une des plus belles femmes

de la terre [un très fort écho]

Id

puis  silence

Irving

Thalberg

17’30

Irving Thalberg / en surimpression avec Rita Hayworh sur une balançoire (iris, coloré sur photographie en noir et blanc) / noir

[Fin de l’écho et répétition de la même phrase sur le plan de R. Hayworth]

La Symphonie inachevée

[sur R. Hayworth]

         obscurité

oh !

ma

       lumière

17’49

Détail peinture : Music Party (Turner, 1835)  fondu enchaîné Ava Gardner fondu enchaîné  Bogart et James Cagney (au volant) dans Les Fantastiques années 20 (Raoul Walsh, 1939)

fondu enchaîné  Natalie Wood 

Chemins / qui ne mènent nulle part

ou dire l’histoire

de Howard Hughes

Silence (sur peinture et A. Gardner)

machine à écrire

 

18’12

Plan signature Howard Hughes / Bobines montage / photographie de Howard Hughes en alternance avec bobines

 

moteur bobines

Les lourds accords répétitifs des Augures printaniers du Sacre du printemps (1911-1913), Stravinsky

seuls

les anges

ont

des ailes

[sur Hughes]

18’27

Noir / avion / foule / avion : plan de Seuls les anges ont des ailes (Hawks, 1939) 

ou dire l’histoire

de Howard Hughes

moteur, id. Stravinsky,

 

18’32

Plusieurs plans de grande parade américaine : arrivée de Lindbergh / et un plan très court du banquet de l’Inquirer dans Citizen Kane (Orson Welles, 1941)

plus courageux que Mermoz

et plus riche que Rockefeller

musique de foire

bsf du banquet dans  Citizen Kane

je vais /

écrire /

18’47

Howard Hughes / logo RKO / Howard Hughes

 

[Bsf, La Règle du jeu :]

« …performance qui n’a d’égal, mes chers auditeurs,

mon nom /

partout /

              Ecrire

             mon

              nom

partout

18’55

Noir / Journaliste au micro (ouverture de La Règle du jeu)

 

que celle réalisée il y a une douzaine d’années par Charles Lindbergh. (Le voilà ! le voilà !) Le voici (cris de la foule)… »

 

19’00

Alternance feu d’une mitraillette dans Scarface (Hawks, 1932) et un avion qui survole New York

 

id. Stravinsky

mitraillette / « Come on, fellows. » (Scarface)

Une belle

machine

          à écrire

19’11

Noir / photographie de Méliès

L’Espoir [Malraux, 1937]

[en contrepoint :]

producteur de Citizen Kane

et patron de la TWA

Id. Stravinsky

 

19’17

Photographie et  signature de Howard Hughes

comme si Méliès

avait dirigé Gallimard

en même temps que la SNCF

Id. Stravinsky + machine à écrire

avion

émission de radio :

« … Howard Hughes prend son vol vers Paris »

 

19’21

La photographie d’une pin-up sur une plage avec une bicyclette et en surimpression une lettre en anglais (on y devine NBC ou TV) / noir

Mon cœur mis à nu

L’Ile au trésor

« première étape de son raid autour du monde »

avion

By [sur plan plage]

                      Bye [sur plan noir]

19’29

Lauren Bacall s’enfuit par une porte / contrechamp de l’autre côté de la porte, un homme assis, l’air dépité : Pourquoi j’ai tué (Siodmak, 1948)

Les Cinq cents millions de la Bégum

[J. Verne, 1878]

Id. Stravinsky

« L’appareil survole bientôt les gratte-ciel de New York »

un captif amoureux

[Jean Genet, 1986] [typographie titre Gallimard] [clignotement]

19’35

Avion qui survole New York / Méliès / noir

Chemins que ne mènent nulle part

Id. Stravinsky

« Seize heures trente cinq après son départ Howard Hugues apparaît dans l’espace du Bourget et atterrit, apportant avec lui le film de son départ. »

 

19’44

Clignotement : Méliès/ logo NRF/train nommé Viva villa (film de Hawks ?)

comme si Méliès

avait dirigé Gallimard

en même temps que la SNCF

Machine à écrire

 

19’52

Noir / alternance logo des films de Méliès et plan nature/eau, une femme nage

et avant que la Hughes Aircraft se mette

à repêcher au fond du Pacifique

les sous-marins de la CIA

« … non sans le courageux Howard Hugues pour son magnifique exploit. A minuit trente, l’appareil brillant sous les feux des projecteurs est sorti de son hangar. Le « Cyclone » prend son vol vers Moscou. »

 

20’03

Noir

 

avion

enfant

de

salaud

20’06

Femme sortant d’un lit dans L’Enfer est à lui (Raoul Walsh, 1949) / Logo RKO

il obligeait les starlettes de la RKO

à faire chaque samedi

une promenade en limousine

à deux à l’heure

pour ne pas risquer d’abîmer

leurs seins en les faisant rebondir

Id. Stravinsky

 

20’12

Alternance femme sur voiture avec une chemise sur laquelle est inscrit Hollywood et dessin d’un visage de femme américaine et gros plan Howard Hugues + plan femme de dos regardant un homme traverser la rue : Le Grand sommeil (Hawks, 1946)

à deux à l’heure

Id. Stravinsky

impuissant /

enfant

      de

                salaud

20’17

Noir /  Judy Garland à côté d’une voiture

pour ne pas risquer

Id. Stravinsky

tu ne viens

jamais

me voir

[lettres décalées]

20’21

Noir

d’abîmer leurs seins

Id. Stravinsky

jamais

20’23

Surimpression Howard Hughes /  Maríe Madeleine (Jose Ribera, 1640-1941) et une femme aux seins nus qui saute

en les faisant rebondir

àStravinsky se mêle, de façon dissonante, l’introduction instrumentale de Came so Far for Beauty (Leonard Cohen, 1979).

 

20’33

Photographie de Marlène Dietrich / noir

 

Id. Stravinsky et L. Cohen

 

20’34

Détail d’un dessin illustrant Robinson (Defoe, 1719)

et mort

comme Daniel Defoe

Suite introduction L. Cohen

 

20’36

Robinson, film de Buñuel, 1952) : Robinson avec une longue-vue / fondu enchaîné  l’entourant d’avions de guerre Seuls les anges ont des ailes (Hawks, 1939)

n’a pas osé faire mourir Robinson

Suite introduction L. Cohen :

« I came so far for beauty »

[interrompu brièvement par Stravinsky]

 

20’44

Surimpression des photographies de R. Hayworth et d’A. Gardner puis une des deux seule : Seuls les anges ont des ailes (Hawks, 1939) ?

 

«  (I left) so much behind »

+ moteur (banc de montage)

angels

only

       have wings

20’54

Bobines banc de montage fondu enchaîné  détail Robinson, id.

 

+ moteur

« My patience and my family »

 

21’02

Robinson id. en alternance avec Jane Russell et le soutien-gorge  du scandale dans Le Banni (Hughes, 1941). Bobines banc de montage

 

« My masterpiece unsigned

I thought I’d be rewarded

For such a lonely choice »

 

21’21

Banc de montage fondu enchaîné : une femme qui court vers une porte puis retour au ralenti, Les Coulisses de Brodway (James V. Kern) / banc de montage / Robinson id.

 

« And surely she would answer »

retour bref de Stravinsky id.

« To such a very hopeless voice »

reprise de Stravinsky

 

21’48

Robinson id.

 

Id. Stravinsky

bsf : « Look at that », un gémisssement

  tout

    lui appartenait,

             mais ce n’était là

    qu’un détail,

l’important était

     de démêler

      à qui

      il appartenait lui

21’56

Noir

   

Billie

Virginia

Jane

Terry

Ann

21’58

Noir

   

Adèle

Jane

Faith

Joan

Ginger

22’01

Plan de la vieille femme dans Jour de colère (Dreyer, 1943) en alternance avec Rita Hayworth (ralenti) dans Gilda puis en alternance avec la gravure d’un Robinson / noir

 

Cacophonie (chanson de Rita Hayworth et bruits de foule)

Rita

22’10

Le corps de la vieille femme en feu sur une croix qui tombe, dans Jour de colère (Dreyer, 1943), fondu enchaîné,  même gravure puis avec Rita Hayworth dans Gilda (Charles Vidor, 1946) et clignotement rapide autre gravure du même Robinson

 

[Put the blame on Mame, Rita Hayworth :]

« They once had a shootin’

up in the Klondike when they got Dan McGrew

Folks were puttin’ the blame on

the lady known as Lew

that’s the story that

[interrompu : went around, but…]

 

22’22

Noir

 

here’s the real lowdown

Put the blame on mame

la

sorcellerie

à travers

les âges

                  [Christensen, 1921]

22’29

Générique, le titre d’Ordet (Dreyer, 1955), le verbe / iris Robinson (id. 20’35) / noir

 

                                              boys,

put the blame on mame » /

interruption brutale / bsf du Banni, (Hughes, 1941) :

« Doc Holliday : You know, I think he’s in love with you.

Rio : What you are talking about ?

D. H. : The crazier a man is for a woman, the crazize he thinks and the crazier he acts. »

au

cœur

des

ténèbres

             [Conrad, 1902]

22’42

Plan Ordet (Dreyer, 1955), le père appelle Johannes / Surimpression avec Rita Hayworth (au ralenti et arrêt sur image) et couple en arrière fond

 

« Rio :He’s only crazy about one thing, himself.

D. H.  …if he’s crazy enough to do you like this, maybe he’s crazy enough to come back to turn you loose…

 Rio : He doesn’t care anything about me, he won’t never come back.

D. H : Maybe so… »

[Simultanément :]

 « Johannes ! Johannes ! »

[et encore simultanément Rita Hayworth :]

« Put the blame on mame boys… »

[interruption sur le plan de Rita H. au ralenti]

Rita Cansino

[le nom de Rita Hayworth.] /

Howard /

[sur les plans de Rita Hayworth]

23’00

Noir

 

Machine à écrire

combien de

puissances

ténébreuses

étaient

en droit

23’06

Noir

dire par exemple toutes les histoires des films qui ne se sont jamais faits

Machine à écrire

de le réclamer

23’11

Pellicule avec éclairage de projecteur

[Une voix de femme ; Julie Delpy, lit Rilke :] je suis seul

semble dire l’objet

donc

pris dans une nécessité

contre laquelle

vous ne pouvez rien »

[par dessus, JLG dit :]

La Condition humaine [Malraux, 1933]

Don Quichotte [Cervantès, 1605-1615]

Humiliés et offensés [Dostoïevski, 1861]

 [Suite J.Delpy :]

si je ne suis

que ce que je suis

je suis indestructible

étant ce que je suis

Id.

 

23’33

Noir

et sans réserve

ma solitude connaît la vôtre

Machine à écrire

 

23’34

Eisenstein au montage, fondu enchaîné une jeune fille qui rit (scène de l’église) puis un petit garçon saluant au milieu des blés, Le Pré de Béjine (1935-1937)

[J. Delpy :]

tous les dragons de notre vie

sont peut-être des princesses

qui attendent de nous voir beaux et courageux

toutes les choses terrifiantes

ne sont peut-être que

des choses sans secours

qui attendent que nous les secourions

[Lettres à un jeune poète, Rilke, 1929]

Deuxième mouvement (dit « l’absence ») de la Sonate pour piano en mi bémol majeur  n° 26, opus 81a, dite « Les adieux », de Beethoven, (1809/1810)

bsf en russe 

le

pré

de

Béjine

23’56

Noir

 

Suspension de  la Sonate / bsf film en espagnol 

 

23’58

JLG bibliothèque

 

id

 

24’00

Le Marchand de Venise (Orson Welles, 1969) un plan de Shylock embrassant sa fille sur le front / noir

 

id

 

24’04

JLG bibliothèque / Don Quichotte, 1868, Daumier / Vénus au miroir (Velázquez, 1649-1650) femme nue / iris puis visage d’homme dans Don Quichotte (Welles, 1957-1975, film inachevé) 

dire par exemple

toutes les histoires des films

Retour Sonate

 

24’13

Noir : JLG bibliothèque / noir

[J. Delpy :]

Oui

la nuit est venue

un autre monde se lève

Id. puis bsf en espagnol

 

24’18

Desdémone étouffée sous une étoffe  blanche (Welles, Othello, 1952).

dur et cynique

Id.

 

24’21

Noir

analphabète amnésique

Id.

 

24’24

Photographie Orson Welles / noir

tournant sans raison étalé mis à plat

Bsf  seule

 

24’29

Au ralenti, un prestidigitateur avec un oiseau blanc qui effraie J. Cotten (Voyage au pays de  la peur, N. Foster, 1942)

comme si on avait supprimé

la perspective

Id.

it’s

all

    true

[Welles, 1942, inachevé, un épisode de 50’ présenté en 1993]

24’33

Gros plan de Welles avec gant blanc et chapeau cadrant quelque chose, la main sur l’œil (Vérités et mensonges, O. Welles,1973)

le point de fuite

   

24’37

Gros plan de Jean Renoir fondu enchaîné  La Loge (A. Renoir, 1874 ) et La Chanteuse de café (ou au gant) de Degas (1878)

et le plus étrange

c’est que les morts vivants de ce monde

sont construits sur le monde d’avant